Le blog

Etude de cas : le planning en soutien d’une réclamation

par Fabien G.

Co-fondateur et Responsable Développement

Quel projet n’a pas son lot de réclamations ?

En 2009, alors en Algérie, je travaille avec une équipe Algéro-Franco-Québéquoise sur le projet de l’autoroute Est-Ouest en Algérie.

Nous sommes mandatés à cette époque par le maître d’œuvre, un consortium de six entreprises Japonaises, pour monter un dossier de demande d’extension de délais auprès du client Algérien. Notre priorité a été de monter une cellule d’experts : Directeurs de projets d’envergure, Géologues, Ingénieurs du Génie Civil, Ingénieurs planning et bien sûr Administrateurs de contrats.

Première étape : État des lieux, notamment sur l’avancement des travaux. Cette étape nous a permis de jauger la pertinence du reporting en place puisque vraisemblablement de sérieux écarts ont été constatés avec la réalité du terrain.

Seconde étape : En parallèle, notre équipe planning, accompagnée des administrateurs de contrat, ont refait le film des deux premières années de travaux, de façon à mettre en évidence les écarts avec les engagements du contrat. Il était important d’une part de noter si notre client (puisque nous étions devenus ses avocats) avait respecté administrativement les clauses de son contrat et, d’autre part d’isoler les temps forts justifiant le retard constaté.

Troisième étape : Mise en commun des différents constats en vue d’isoler les éléments perturbateurs au bon déroulement du projet, pouvant justifier une demande d’extension de délais.

Quatrième étape : Chaque membre de l’équipe a œuvré pour instruire chaque point du dossier… Dès cet instant, le planning s’est placé au centre des débats. Chaque scénario, chaque hypothèse, chaque idée a été implémentée sur les plannings linéaires (« chemin de fer ») de façon à vérifier les impacts et appuyer les réflexions.

Tout au long de la mission, le planning aura permis de guider les réflexions, vérifier les hypothèses, appuyer les décisions, communiquer auprès du maître d’œuvre et sceller bien entendu un dossier de plus de 600 pages, justifiant une demande d’extension de délais de plus de 40 mois.